Chacun doute tôt ou tard. Chacun se dit martyr. Chacun souffre. Chacun voit le monde dans un linceul de ténèbres.
Mais... Si tout le monde se dit souffrant et reste incapable de voir celle des autres?
Le problème de toute situation réside dans la communication. Non-dits et émotions coincées en soi.
La vie d'aujourd'hui se résume comme toujours au boulot, au couple bien souvent éphémère, avoir des gosses, une maison...
Franchement, ça vous convient, vous?
Une telle existence vous satisfait?
Moi pas.
Je sais que la société veut à tout prix que la populace suive son uniformisme, mais dans ce cas... que devenons-nous? Des salaires mensuels? Où vont nos sentiments? Nos états d'âme? On les refourgue à une utopie calée dans des loisirs externes à notre train train de salarié.
Tension pesante circule.
L'espoir se fend.
Alors plus rien ne semble exister à part le toucher matériel que l'on se dit certain, tenu entre nos doigts. Les mots, sans valeur. On les oublie ou les retient.
On cesse de croire... On sombre...
La vie...
"Tu fais quoi dans la vie?"
Cette phrase vous l'entendez tout le temps. Ça veut dire quoi? Qu'est-ce qu'on fait dans la vie... On l'interprète là encore comme un boulot. Signification que la vie est forcément un cadre de trime.
Et j'ai répondu :
"Ce que je fais? C'est à dire? Là tout de suite je vais manger."
"Euh... non mais... Ce que tu fais quoi."
"Ça ne veut rien dire."
*réfléchit*"Ton boulot."
"Ah, bah voilà qui est plus concret!" ^^
La vie ne se résume pas à exécuter bêtement une manoeuvre, à perpétuer l'espèce, à suivre un code écrasant.
La vie... c'est s'évader. Vie = Vivre. Si vivre prend un sens morne et préétabli ; je ne m'étonne pas des suicides réguliers. Du désespoir. Des meurtres. Des viols. Des vols. De tout.
Frustration inspirée, non, acculée à notre système.
Ainsi tout croule.